Jusqu’au bout dans la Division blindée « Das Reich »

SCHNEIDER Elimar

jeudi 4 janvier 2007 par Webmestre

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Elimar Schneider en novembre 1944
(Coll. Schneider)

Enrôlé de force dans les Waffen SS, Elimar Schneider est versé dans la division “Das Reich”. Son parcours va le mener de la région de Bordeaux et de Montauban à Tulle – où il sauve deux otages de la pendaison - à Laval et à Dangy. À partir du front de Normandie, la retraite des troupes allemandes va lui faire vivre le Kessel de Cambrai, la retraite de Belgique, puis, après avoir stationné sur la Ligne Siegfried, l’offensive de Rundstedt avant d’être fait prisonnier.

Le général Etienne Leclere dédie sa légion d’honneur à Elimar Schneider et à tous les incorporés de force. Ce dernier explique : "Monsieur le Général Etienne Leclere m’a rendu visite à plusieurs reprises, intrigué par le ou les rapports sur mon compte par l’un ou certains de mes officiers lors de ma période militaire comme réserviste après la guerre. En effet , j’avais fait part à certains officiers français de mon expérience acquise aux fronts de guerre que j’ai vécus, leur précisant les astuces d’un soldat pour survivre et sauver l’armement au front. Par ailleurs j’ai précisé que tout soldat, y compris les officiers passent des moments de peur, mais qu’un officier ne doit pas extérioriser sa peur, car la peur déteint sur son entourage, ce que je n’ai pas manqué de constater en son temps.
Ie. : De nouvelles études faites récemment par les Allemands ont révélé que l’être humain qui a peur émet des phéromones qui sont perçues par son entourage. Mes remarques auraient permis à de nombreux soldats de survivre tant en Indochine qu’en Afrique du Nord.
Le général Leclere m’a donné raison lorsque j’ai prétendu que les
survivants les plus intelligents ayant échappé à la mort au front sont
décédés au fur et à mesure de leur degré d’intelligence après-guerre des
suites du stress vécu, car ils percevaient le danger plus que les moins
intelligents. Par contre, il ne fut pas d’accord lorsque je prétendis que les
plus bêtes mourront les derniers puisqu’ils ne ressentaient du stress que
rarement, ayant eu moins conscience du danger, ce qui leur permettait d’être
de meilleurs soldats. On comprendra la réaction du Général puisque lui-même vétéran émérite et moi-même humble troufion, sommes encore en vie....".

Voir également son récit des pendaisons de Tulle dans N. Mengus, A. Hugel, « Entre deux fronts. Les incorporés de force alsaciens dans la Waffen-SS », vol. 1, Editions Pierron, Paris-Sarreguemines, 2007.

Voir aussi Mann gegen Panzer. Der Elsässer Elimar Schneider von der 5.(schweren)/SS-Panzeraufklärungsabteilung 2 « Das Reich », « Der Freiwillige », mai-juin 2009, p. 13-17.


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4 janvier 2007
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