Porté disparu

LIEBENGUTH Eugène Auguste

lundi 11 octobre 2010 par Nicolas Mengus

Je recherche toute information concernant LIEBENGUTH Eugène Auguste (* Ottmarsheim, Haut-Rhin, 2.12.1910), incorporé de force dans l’AA le 27 avril 1944 (secteur postal SP 32 270 C dans le régiment 3.SS.LAAH) et qui a été déclaré disparu sur le front de l’Est, puis décédé par jugement en 1951.
J’ai différents documents à ma disposition concernant les échanges de
courrier entre sa veuve et les autorités française. Malheureusement le
numéro de matricule reste inconnu et je n’ai pas de portrait en uniforme
allemand.
Il faisait partie de la 8.SS-Div (Stab u.Einh.Nachr. Abt8) en Hongrie et
aurait été vu en dernier en janvier 1945 à Budapest. Il était « opérateur radio ».

Merci pour toute assistance

Jean-Marc Fischer

* Page de la Croix-Rouge allemande des disparus de la 2e compagnie de la SS Nachr. Abt. 8 (FPN 34040, 32270C) et fiche du Volksbund transmises par Claude Herold :

Elle concerne aussi :

  • Lehmann Alfred, né et demeurant à Haguenau
  • Lutz Robert, né à Metz et demeurant à Metz-Sablon
  • Meyer Léon, né à Richwiller et demeurant à Mulhouse
  • Nachname : Meyer
  • Vorname : Leon
  • Dienstgrad :
  • Geburtsdatum : 05.11.1909
  • Geburtsort : Reichweiller Elsass
  • Todes-/Vermisstendatum :
  • Todes-/Vermisstenort :
  • Nach den uns vorliegenden Informationen ist die o. g. Person seit vermißt.

* Précisions de Patrick Kautzmann :

« J’ai interviewé en Roumanie un rescapé de la 8e SS-Kavalerie-Division »Florian Geyer", Monsieur Johan Schmitt en février dernier qui m’a raconté ce que ces soldats assiégés de Budapest vivaient. Ils ont combattu d’abord à Pest, puis à Buda.

Si Monsieur Liebenguth fut opérateur radio, il est probable qu’il se trouvait à proximités d’officiers de liaison. Ces liaisons fonctionnaient encore le 12 février. A cette date, le général SS Pfeffer Wildenbruch, commandant de la place de Budapest, tenta une sortie désespérée avec 30000 hommes, mais ayant attendu trop longtemps (à cause de l’ordre de Hitler), ce fut un échec sanglant.

Le maréchal Malinowski, qui lança l’assaut de Buda le 7 février 1945, arriva à créer plusieurs anneaux d’encerclement. La 8e SSdv, mais aussi la 22SSdv "Maria Theresia, ainsi que des restes de la 13e Pz et des troupes hongroises, progressa vers le Nord-Ouest de Buda en poussant les verrous soviétiques.
Beaucoup de civils s’étaient joints aux soldats.
Après avoir épuisé tout le carburant des véhicules, la 8e SSdv se départagea en plusieurs mini Kampfgruppen. Malgré des exploits sporadiques, les colonnes furent bloqués à l’Est de Solimar, mais aussi à Budakeszi. Tous les moyens étaient bons pour s’en sortir, comme les bouches d’égouts, mais les Russes étaient partout. Poursuivis dans les canaux souterrains par les lance-flammes tels des rats, la sortie des égouts se traduisait par l’exécution sommaire ou la chance d’être fait prisonnier. Plusieurs de ces soldats SS se seront donné la mort imaginant le sort qui leur aurait été réservé.

Entre 760 et 920 de ces soldats arriveront tout de même jusqu’au cimetière de Szomor ou à l’Ouest de Nagykovacsi à rejoindre les troupes amies. La plupart de la 8e SS division, mais aussi de la 22e SS division, qui n’avaient pas été tués avant le 16 février 1945 et qui n’avaient pas été exécutés par les Soviétiques, auront fait la marche de la mort, comme mon témoin, vers la Roumanie.
Les soldats SS de ces deux divisions originaires de Slovaquie auront été liquidés sur place.

Monsieur Schmitt me raconta ce que fut cette marche où celui qui ne pouvait plus avancer était exécuté sur place et remplacé par un villageois. Ceci jusqu’en Roumanie. Ce n’est que là-bas que les trains les attendront pour les goulags. Monsieur Johan Schmitt rentra en 1952. Il avait fait 7 ans de goulag. Je lui ai montré de nombreuses photographies de quelques Alsaciens dont certains lui semblèrent familiers.

Concernant Monsieur Liebenguth, je ne l’avais pas sur ma liste.Pourtant j’ai recensé beaucoup d’Alsaciens qui furent incorporés dans la 8e Kavaleriedivision « Florian Geyer ». Leur sort reste souvent un mystère , mais la plupart d’entre eux n’eurent pas de cadeaux de la part des Russes. On peut donc affirmer que Budapest fut leur cimetière".


Portfolio

SS Nachr. Abt. 8, 2 Kp.
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